Internat Mao Litune

Cette école acceuille des adolescents rejettés par leurs parents, étant orphelins, ayant une tare physique ou encore une maladie mentale. D'aspect respectable, il s'avère que l'école a pour règles tous les interdits des établissements habituels.
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Derniers sujets
» Aedis E.Drown
Mer 27 Jan - 19:28 par Aedis E.Drown

» À tous les survivants
Jeu 21 Mai - 0:56 par Chester Lionheart

» Just for flood.
Mar 19 Mai - 14:24 par Chester Lionheart

» À propos du forum
Jeu 19 Mar - 18:13 par Nakigara Nigiyaka

» Horloge du forum
Dim 8 Mar - 2:12 par Chester Lionheart

» THE jeu chiant
Sam 7 Mar - 20:45 par Chester Lionheart

» Au revoir à tous
Ven 6 Mar - 19:53 par Sealiah Umiel

» Une chanson pour votre perso
Jeu 5 Mar - 0:39 par Chester Lionheart

» Motorhead dolls
Jeu 26 Fév - 22:13 par Alexander Vortsten

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Partenaires
Tchat Blablaland
Le couteau suisse du montage photo
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Dernière année avant la fin. [Arrivée - Libre]
Dim 28 Déc - 15:36 par Jézabel Coldland
Ainsi je me sentais vivant. Lorsque les coups pleuvaient, lorsqu’on sentait son corps percutait le bitume tout en sachant, qu’on se relèverait. Lorsque son ennemi est assez fort pour nous faire douter. Ainsi je me sentais vivant, quand mes doigts craquaient alors qu’ils percutaient la mâchoire de mon adversaire. Ainsi je me sentais vivant, lorsque ma main enfonçait sa tête dans le mur. L’abîmant presque, lorsque le sang coulait de son crâne amoché. Ainsi je me sentais vivant, lorsque la question se posait, l’avais-je tuer ? Je ne tenais pas à le tuer, à vrai dire je m’en battais les couilles. La mort était un passage, une transition, et sûrement pas vers un monde pore que ça, était ce possible. Ce type était un guerrier, un gladiateur des temps modernes, il rejoindrait le Walhalla des combattants de la rue s’il crevait. Personnellement c’était ici que j’étais dans mon élément, dans cette cave abandonnée, sous sol d’un squat délabré. Ce n’était pas entre ces richards de merde, à manger du caviar et à me balader en limousine. J’aimais la sueur, l’odeur du sang, le bruit des corps qu’on écrase, le bruit des poings qui frappent, qui envoient balader ceux qui ne sont pas assez fort. Ici c’est la loi de la rue, la seule loi juste sur cette terre. La seule loi qui peut réellement la régir dans l’ordre. La loi de l’anarchie, la loi du chaos. Car le chaos est le seul ordre souhaitable, l’anarchie est le seul équilibre qui pourrait sauver ce monde. Cette loi était constituée de deux articles bien connus ici, dans mon univers. Le premier n’était autre que la loi du Talion, oeil pour œil, dent pour dent. La seconde était la bien connue loi du plus fort. Dans le monde de la rue, celui qui se battait le mieux gouvernait, la force physique et l’intelligence primaient sur l’argent. Ici on se foutait de toutes les autres lois. Si les flics débarquaient, c’était encore la loi du plus fort, évidemment il existait des avantages, les poulets avaient des armes. Et dans certains de nos combats il existait des armes.
Ne croyez pas que ce n’est qu’un enchevêtrement de corps qui se mettent sur la gueule. C’est organisé, divisé en différentes catégories, les protagonistes sont en général de niveau à peu près égaux, il existe plusieurs types de combats, solo ou en équipe, à main nue ou non. Ici on ne joue pas pour l’argent, dans ce monde, on n’a jamais eu besoin de l’argent, les autres volent pour manger et moi, j’ai ce qu’il faut. Ici l’argent est considéré comme le démon, on le méprise… Je levais le poing en l’air, un poing éclaboussé de sang, je souriais, un sourire franc, là était mon véritable sourire, sincère, dénué d’artifice, ici je me sentais chez moi. Le poing levé en signe de victoire. Je lançais un cri. Chez les poids moyens, j’étais invaincu, il est vrai que j’avais commencé tôt… A treize ans déjà je me battais. Chez les poids lourd lorsque je participais d’ailleurs, je gagnais 80% des combats, malgré le fait que je ne les égalais pas au niveau de la masse. Aujourd’hui je m’étais battu à mains nues, il m’arrivait aussi de me battre armé. Je passais un doigt sur la cicatrice qui parcourait mon torse nu. Souvenir…
Je sortais de la cave, montait les vieux escaliers de béton et déboulait dehors.. Ma moto était garée tout près. Un peu abîmée, un peu rayée, je refusais de la repeindre. Je l’avais gagné dans un combat, pas un petit truc de merde, un tournoi, un de ceux qui étaient parfois organisés par les gangs de la vieille ville. Cette moto était symbolique et je l’avais laissé dans l’état ou je l’avais reçu bien que l’usure ait augmentait, elle avait appartenu à ce type qui l’avait aimé. Je me souvenais de mes coudes qui avaient entouré son cou, du craquement lorsque je l’avais tué. Il s’était bien battu. Pour deux mètres cinq et cent dix kilos il avait en plus était vachement intelligents. J’avais vaincu. Avec difficulté mais j’avais vaincu.
Il était temps maintenant de retourner dans cet enfer, temps de faire son come-back à mao-litune, pour la dernière année là-bas. A dix huit ans je n’avais jamais été aussi pressé de finir mes études. Je voulais me libérer de cette famille, les Dunkelgaumen, mais pour ça je devais me venger. Je pensais à Sarah, cette chieuse. Je pensais à l’homme qui m’avait élevée, l’homme qui avait tué mes parents.
Je démarrai le véhicule, l’heure était venue. Cette année se serait différent, cette année il y avait Sarah, ce serait bien plus drôle. Cette année j’avais une mission, protéger cette peste. Cette année je payerai ma dette envers l’homme qui m’avait recueilli, alors cette année je pourrai enfin me venger. Je souris à cette idée. Pour moi pas de casque, pas de veste, juste un jean troué sur ma moto qui fonçait à deux cents à l’heure. J’aimai cette sensation. J’aimai le risque. J’aimais sentir le vent me fouetter, avec force, cela me faisait presque mal. A toute vitesse je fonçai vers Mao-Litune. Je passai une main dans mes cheveux avant de la ramener sur l’avant de ma moto. Elle était noire, une tête de mort blanche tenant une rose rouge dans la bouche était peinte sur son coté. Je souris en en descendant, elle faisait partie de mes trésors, pourtant elle n’était pas si importante, je me moquais bien des possessions matérielles, je les maîtrisais. On croyait acheter des biens, c’était eux qui nous achetaient, et très vite, on devenait accro à la consommation, ces types créaient du besoin et nous ancraient dans un cercle vicieux. On devait se libérer du besoin, ne plus avoir besoin du besoin.
Je m’allumai une cigarette, rentrais dans le bâtiment, passais une main sur ma ceinture à clou. Souriais, cet endroit serait vide cette année, tous mes amis avaient été plus agés, ils étaient tous partis, cette année, je faisais partie des plus âgés, cette année je devrais recommencer, me faire des amis. Je devrais lutter pour ce en quoi je croyais, l’anarchie.
Et je ne le savais pas encore, mais je devrais faire un choix.
Je devrais choisir un camp.
Je n’arrivais pas avec Sarah, elle n’était pas encore là, j’imaginais qu’elle arriverait dans les jours à venir, cette fille que je détestais, cette manipulatrice, cette peste chouchoutée par son père. Le petit Teufel(diable) des Dunkelgaumen. Je n’étais pas comme eux, si il m’avait élevé, j’étais un Coldland, j’avais véritablement aimé mes parents, Peter et Isabelle, mort assassiné par Ludwig Dunkelgaumen et son frère qui m’avait élevé. J’étais torse nu, dans le hall, mais je m’en moquais, je n’étais pas pudique, pas un poil, je n’avais jamais été choqué par la nudité et me moquait de montrer la mienne, alors pour un torse dénudé, j’espérais que personne me ferait chier. Je passais lentement un doigt sur ma cicatrice avant d’avancer, il était tard, le soleil dans le ciel se couchait, projetant sur l’internant une lueur rosée. Qui allait m’accueillir, je n’espérais pas un professeur. J’avais pas envie de me prendre la tête, je voulais retrouver ma chambre et dormir. Éventuellement me faire un rail de coke. Non pas ce soir, je me devais d’être un minimum raisonnable.
J’entendis enfin des bruits de pas, je jetais mon mégot par terre, j’esquissais un sourire. Ces bruits de pas annonçaient le retour, le retour dans cet endroit, pour cette dernière année, dernière année avant la vengeance, dernière année aussi avant la liberté. Je pourrais partir, quand j’aurais assassiné les Dunkelgaumen, ces salauds, marchands d’armes, pourris, quand enfin j’aurais vengé mes parents, je devrais partir, m’enfuir loin. Je me foutais de travailler, je ne voulais pas vivre prisonnier de l’argent, vivre en autarcie ou avec des amis, mais pas dans cette société en tout cas, je ne voulais pas de ce capitalisme oppressant. Et qui sait, peut-être que le chaos viendrait, que le monde dont moi et mes amis de la rue rêvions arriverait. Qui sait aussi, peut-être trouverais-je enfin une fille avec qui partageais ma vie, comme mon père l’avait fait avec isabelle, ma mère. Bien que eux, leur choix, les ait condamné…
Je me retournai vers les bruits de pas. Ce n’était pas une personne que je connaissais. J’esquissais un geste de la main en guise de salut.


Commentaires: 8
Sondage
Votre âge à vous derrière votre écran
- de 14
0%
 0% [ 0 ]
14/15
16%
 16% [ 1 ]
16/17
16%
 16% [ 1 ]
18/19
16%
 16% [ 1 ]
19/20
16%
 16% [ 1 ]
20/21
16%
 16% [ 1 ]
22/23
16%
 16% [ 1 ]
23/24
0%
 0% [ 0 ]
+ de 24
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 6
Forum
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 2 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 2 Invités

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 16 le Mar 15 Avr - 22:22
Statistiques
Nous avons 49 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est Aedis E.Drown

Nos membres ont posté un total de 8351 messages dans 634 sujets